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Je suis l’heureuse maman de 5 merveilleux enfants. Je me considère comme très chanceuse d’avoir autant d’enfants… mais autant d’enfants peu laisser de beaux dégâts sur un ventre. Les grossesses m’ont fait jouer au yoyo avec mon poids et ça s’est terminé avec un gros tablier graisseux qui m’obsédait de jour en jour.
Chaque fois que je me regardais dans le miroir, je ne voyais que ça. Quand je me penchais, mon ventre me coupait le souffle. Je ne pouvais pas porter ni de robes, ni de jupes au risque de me faire dire par de gentilles personnes toutes bien attentionnées que j’attendais un heureux événement.
Même dans mes pantalons, on pouvait voir un amas de peau qui siégeait dans mon pantalon. C’était franchement affreux, et c’en était même parfois douloureux car, mes sous-vêtements avaient tendance à toujours «rouler » sous mon ventre ce qui me causait des plaies de ventre.
Bref, je me détestais énormément, je ne pouvais plus supporter ce ventre hideux. Je suis pourtant une jolie femme.
Depuis plusieurs années, je pouvais lire dans différents magazines des reportages sur la chirurgie esthétique. On y traitait de l’abdominoplastie mais ce qui se disait sur le sujet me laissait de glace. On disait surtout que c’était une opération énormément risquée, que c’était la chirurgie la plus douloureuse sans compter les nombreuses complications inévitables. Tout pour me donner une bonne frousse et abandonner l’idée de passer sous le bistouri.
Mais mon ventre continuait à m’obséder. J’avais beau faire toutes les exercices possible, rien n’y faisait, le tablier demeurait en place formant une grosse poche sur le devant de ma personne.
Un jour, alors que j’allais chez ma coiffeuse, je lui parlais de mon obsession de mon ventre. C’est alors qu’elle m’a parlé de sa sœur qui était récemment passée sous le bistouri pour une abdominoplastie. Elle avait vraiment piquée ma curiosité. Je l’ai alors bombardée de questions pendant plus d’une heure. Heureusement que j’étais là pour une permanente.
Elle m’a dit que sa sœur avait trouvé l’opération très facile, sans aucune complication, l’affaire d’un simple pète quoi! Elle m’a aussi dit qu’elle avait désormais un ventre super plat et super beau. Elle n’a pas eu à me convaincre bien longtemps, je voulais moi aussi me faire opérer.
Je lui ai demandé le nom du chirurgien qui avait opéré sa sœur, je voulais le même qu’elle car, j’étais certaine que j’allais moi aussi avoir un ventre de rêve.
Ma coiffeuse m’a donné toutes les coordonnées du Médecin en question et je suis repartie plus heureuse que jamais de chez ma coiffeuse… elle a eu un très bon tip ce jour là.
De retour à la maison, il me fallait convaincre mon mari. Je lui ai parlé de mon projet sachant que j’aurais autour de 5 000$ à mettre sur cette opération. A ma grande surprise, il m’a dit : Vas-y si ça peut te rendre heureuse.
Oh que oui il a fait ma joie et mon bonheur ce jour là… j’avais l’argent pour me faire faire cette opération.
J’ai pris un rendez-vous le jour même avec le docteur Papillon à Montréal. J’ai pu le voir le 29 novembre 2007. Dès que je l’ai vu, j’ai été tout de suite en confiance avec lui. Il ne parle pas beaucoup mais il inspire vraiment confiance. Je lui ai demandé s’il pouvait m’enlever ma poche de kangourou. Il m’a trouvé très comique. Et la bonne nouvelle fût, il m’a dit qu’il pouvait me rendre mon ventre plat de mes 16 ans. Hourra, il ne me restait plus qu’une date à fixer.
A cause de la semaine de relâche des enfants, j’ai choisi le 3 mars 2008. Noël a été long cette année, je comptais les dodos, j’avais tellement hâte au mois de mars.
Autant j’avais vraiment peur, autant j’avais vraiment hâte.
Je me souvenais donc comment ça s’était passé à ma césarienne, comment ça avait fait mal, comment ça avait été difficile de me relever de cette opération, bref, j’en étais à appréhender énormément l’abdominoplastie puisque que savais que j’allais avoir une très longue cicatrice, que j’allais être ouverte d’une hanche à l’autre. Ca me terrifiait énormément.
Cependant, il n’était pas question que je recule. J’allais avoir coûte que coûte cette opération, je voulais me débarrasser de mon vilain gros ventre.
L’aspect physique ne me dérangeait pas. Je n’avais pas peur d’avoir une longue cicatrice, c’est seulement au niveau de la douleur que ça me donnait la frousse.
Une semaine avant la date prévue, j’ai reçu un téléphone de la secrétaire du docteur Papillon pour me dire qu’il s’était cassé le pied lors de ses vacances et qu’il devait reporter ma chirurgie. J’étais anéantie. Moi qui avait compté les dodos, et qui en était à 5 jours à peine de la date de mon opération, je devais retourner à jour 41, j’en pleurais, j’en pleurais littéralement.
Le mois a quand même passé très rapidement, je n’ai pas eu le temps de compter les dodos car j’ai une de mes filles de 13 ans qui a fait une tentative de suicide. Nous avons appris par la suite qu’elle consommait des drogues et alcool depuis deux ans. Nous avons donc eu un mois de mars très chargé à trouver un endroit pour lui faire faire une thérapie fermée et la sortir de son enfer.
Mon mari lui, a tenté de me persuadé de reporter ma chirurgie compte tenue de la tentative de suicide de ma fille. Moi je ne voulais rien savoir, de toute façon, je ne pouvais rien faire de plus pour ma fille, nous l’avions placé temporairement en attendant qu’elle entre en thérapie fermée. Elle ne voulait plus rien savoir de moi, elle s’est complètement révoltée contre moi. Puisque ma fille avait coupé les ponts avec moi, je ne voyais pas pourquoi j’aurais reporté ma chirurgie. Pas question que j’ai dit à mon mari… je suis désolée pour ma petite fille mais je dois aussi penser à moi. Cela faisait maintenant 5 mois que j’attendais ce grand jour avec impatience et je n’allais certainement pas passé à côté.
Le 14 avril arriva enfin. J’avais très bien dormi la veille car je n’y ai pas vraiment pensé. Ma fille occupait toutes mes pensées alors ça m’a énormément aidé à ne pas penser à la chirurgie. Je me suis présenté à l’Institut de Polychirurgie de Montréal à 9h le matin, à jeun et bien heureuse.
J’ai attendu une heure qu’on vienne me chercher. Jusque là, j’étais très calme et détendue.
Quand une infirmière est venue enfin me chercher, là j’ai commencé à être nerveuse pour de vrai. Et quand je suis entrée dans la salle d’opération, j’ai dis aux infirmières que je m’en allais chez moi. Elles m’ont trouvé bien comique. Elles m’ont très vite rassurée et m’ont dit que je recevrais un calmant pour me détendre. Quelle bonne idée.
L’anesthésiste a été une vraie perle, un homme super gentil et très compréhensif. Il m’a posé quelques questions et m’a ensuite donné un tranquilisant. Moi pendant ce temps je parlais avec les infirmières de ma fille de 13 ans et puis pouf, plus rien.
Dix minutes plus tard j’entends : Madame X, c’est terminé, vous avez été opérée, tout s’est déroulé à merveille, vous êtes en salle de réveille, nous allons vous transféré à votre lit. Et moi en me réveillant, je continue à parler de ma fille, en fait, je continue ma conversation puisque je ne l’ai pas terminé. Les infirmières m’ont trouvé bien comique. En regardant l’horloge, je me suis rendu compte qu’il était 14h45. J’étais entré dans la salle d’opération à 10H55 ce qui voulait donc dire que je n’en étais pas à dix minutes plus tard mais bien à trois heures plus tard. Oh la la, j’en avais vraiment perdu bien des bouts moi.
Mais je n’avais pas de douleur, j’allais super bien. Je n’avais aucun haut le cœur. Nous étions 4 femmes dans la même salle. Il y avait deux abdominoplastie et trois augmentation mamaire. Une dame avait subie les deux opération en même temps. J’ai su que le docteur m’avait enlevé une livre et demi de peau, j’étais déçue, juste ça??? Mais on m’a dit par la suite qu’une livre et demi, c’était quand même beaucoup. Ça m’a alors remonté le moral.
Je n’ai pas eu de douleur terrible durant la journée, on me donnait de la morphine aux trois heures et de plus, j’avais mon soluté.
Le soir pourtant, une terrible envie de pipi m’a prise. On m’a emmené à la toilette où je devais me lever pour la première fois. J’appréhendais énormément de me lever mais à ma grande surprise, ça ne m’a pas fait mal du tout. J’ai pu soulagée ma vessie à souhait.
J’ai pu constater que j’avais deux drains qui me pendaient chaque bord de mon ventre. J’avais également deux grosses gaines blanches que je savais que je devrais porter pendant un mois.
Je suis sortie le lendemain matin aux alentour de 9h. Comme je ne demeure pas à Montréal, j’en ai eu pour une heure et quart de route à faire et je peux dire que je sentais toutes les tites craques qu’il y avait sur la route. Je peux dire avec certitude que les chemins sont en très mauvais état au Québec!
La première semaine a été tranquille. Je ne bougeais pas beaucoup. J’avais deux drains, un de chaque côté, que je devais vider une fois par soir. Me coucher était le plus difficile, mon mari devait m’aider. Par contre, j’avais ma fierté personnelle, pas question que mon mari m’accompagne aux toilettes.
La deuxième semaine a été mieux. Le docteur m’a enlevé mes drains. Il était temps car, je les trouvais franchement encombrants. Je marchais un peu mieux aussi et mes nuits étaient plus reposantes. Je me réveillais plus aux deux heures.
J’ai vu mon médecin une fois par semaine pendant le premier mois. J’ai pu enlever ma gaine et me tenir debout après un mois. Enfin, je pouvais pour la première fois, voir le résultat debout. Et j’en ai pratiquement pleuré de joie quand j’ai vu mon ventre plat. Pour la première fois depuis plus de 16 ans, j’avais un super beau ventre. Je n’en croyais pas mes yeux, il me semblait que ça ne pouvait pas être moi, ça ne pouvait être enfin mon rêve qui se réalisait. Je me suis bombardée de photos, je me suis prise sous toutes mes coutures tellement j’étais heureuse. Je crois que je n’ai jamais autant prise de photos de moi en si peu de temps.
Cela fait maintenant 6 semaines que j’ai été opérée. J’ai perdu 7 livres depuis mon opération et j’ai également perdu une taille de pantalon. Bien que mon ventre soit enflé, ce qui est tout à fait normal, je peux enfin porter de beaux petits pantalons moulants ainsi que des robes et des jupes sexy. Je suis enfin heureuse dans tout mon corps, je me sens belle, sûre de moi, je me sens désirable, en confiance mais surtout… tellement belle!
Je suis si heureuse, cette opération a transformée ma vie entière.
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